• Séverine

Torre Pedrera, le 5 juin 2020

Aggiornato il: giu 5

Nous avons finalement pu quitter Venise ! Taxi bateau jusqu’au parking, quelques heures de voiture vers le Sud, le chien couché sur les bagages, le petit dort la bouche ouverte, la grande regarde un dessin animé. Luxe, calme et volupté.


Arrivée chez mes beaux parents, nous pouvons leur confier les enfants et faire quelques pas, seuls. Petites rues tranquilles, à deux pas de la mer. Impression de normalité. Un passant porte un masque. Luxe, calme et réalité.

Depuis lundi, le masque n’est plus obligatoire dans la rue. Il le reste dans les transports publics, les commerces et restaurants. Oui, les restaurants ont rouvert la semaine précédente. En terrasse principalement. On peut ôter son masque pour boire ou manger. Lundi, première ballade nue, découverte, je souris à tous ceux que je croise. Revoir les visages des amis sur le campo. Pas de trace de bronzage. Mais des sourires épanouis.


En voyage, enfin. Envie de rencontrer tous ceux qui m’ont manqué durant ces derniers mois. Mes parents, mes amis, mes cousins, mes copains. De parler, s’embrasser, se toucher. Quitter l’isolement. Je suis un animal social. Désir de prendre le temps et de ne pas le perdre, de peur que l’isolement ne reprenne.


Les enfants jouent sur le sable. A perte de vue, des parasols clos et des transats vides. Calme et désolation. Lio, né à Venise, admire les voitures. Ce soir diner en amoureux ; respiration.

Et toujours cette question lancinante : où vivre ? Et devons-nous nécessairement choisir ?




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